( 6 avril, 2011 )

Suite d’Ilanda…

Chapitre 1

 

Le Mont Cendré,ce pic vertigineux vieux de trois mille ans, recouvert de neige grise aussi chaude que la braise et ne fondant jamais. Cette haute tour rocheuse, portant bien son autre nom de « Pilier Céleste », trônait en pleine forêt d’Antaria, domaine des Heuks. Les Heuks sont des créatures dégénérées mi-hommes mi-reptiles, possédant des ailes de chauves souris ainsi que des écailles changeant de couleurs selon leurs humeurs. Enfantés puis délaissés par leurs mères humaines, ces bêtes hideuses sont la cause de nombreuses rumeurs, dont une la plus plausible, est malheureusement contée par un berger ivre. Il dit qu’un démon du nom d’Antaria, aux yeux jaunes et à l’apparence d’un beau jeune homme séduisait les nuits de pleines lunes de jeunes vierges pour ensuite les engrosser. Une nuit sans étoiles, où les trois lunes d’Ilanda étaient pleines comme les pauvres vierges victimes du démon, les hommes du village le chassèrent dans une forêt démoniaque, avec sa progéniture, portant aujourd’hui son nom. Doués en armes et en poisons qu’ils concoctaient sur commande pour le marché noir des voleurs, assassins et féroces soldats. Au nord-ouest du Mont Cendré, par delà le fleuve rouge Kya, subsistait un petit village neutre et prospère, dans les cavernes Délénis, mines abandonnées des nains. Les Mages Souverains, une minorité puissante, composée d’hommes et de femmes ayant du sang guerrier et sorcier dans les veines y vivaient. Il est vrai que l’on peut facilement confondre un Mage d’un sorcier, ce qui est totalement différent. Le Mage est très habile pour le maniement des armes, tandis que le sorcier ne peut utiliser d’autres armes que sa baguette magique, comme réceptacle pour se battre. Il y a quelques siècles de cela, un vieux Mage Souverain du nom de Golshack, créa sa propre arme, révolutionnant et installant l’autorité de tous les Mages, à l’époque considérée comme des bâtards. Cet objet, nommé zatyr, à l’aspect trompeur, est une arme très efficace. Un vulgaire bâton de bois, long d’une quarantaine de centimètre, peut se transformer en n’importe quelle arme rien qu’à la force de la pensée de son maître Mage. Durant des années, les commandes de zatyr augmentaient et Golshack se mit en tête un projet fou. Il façonna son propre zatyr en y mettant toutes ses connaissances, ses forces et sa magie. Il mourut à l’age de cent vingt ans et laissa derrière lui, son chef d’œuvre à sa descendance. Malheureusement aucun ne put le faire fonctionner tant sa puissance était grande. La montagne aux rochers dangereusement escarpés, tailladait n’importe quelle armure de cristal épais. Une très ancienne légende raconte qu’il a des milliers d’années de cela, une guerre mondiale éclata. Elle opposait deux camps rivaux depuis la nuit des temps: le royaume du ciel et le royaume des ténèbres. Les batailles devenant de plus en plus dévastatrices, forcèrent les Mages Souverains à agir de façon pacifique. Il s’allièrent aux sorciers et empilèrent les cadavres pourris, calcinés ou dépecés au centre de la forêt démoniaque temporairement inoccupée. Ils voulait à tout prix sensibiliser les deux clans en montrant les ravages de cette guerre. L’immense tas de cadavres devenu trop important, obligea les Mages à le statufier en priant la déesse de la terre. Depuis ce jour, le Mont Cendré devînt le pic le plus grand d’Ilanda. Par un matin de brume, le silence dans ce paysage de comtes et légendes régnait. On entendait juste le souffle rapide d’un petit être se répercutant sur les rochers. Une petite fille essayait avec force et courage d’escalader le pic pour son baptême de l’air. Les pieds et les mains meurtris, la fillette de cinq ans gémissait à chaque effort fourni. Son obstination l’avait amené à franchir les deux tiers de la montagne et l’air devenait rare. Soudain, une bourrasque de vent emplit de cendres, la déséquilibra. Elle dérapa et le sol se déroba sous ses pieds nus, l’entraînant dans une chute interminable…

*

Judith se réveilla en sursaut, le visage en sueur, ainsi que les yeux rougis par le sel de ses larmes. Cela faisait déjà quelques années que le rêve de cette mystérieuse fillette la hantait. Elle regarda machinalement son réveil indiquant trois heures du matin, puis se leva doucement de son lit pour ne pas avoir la tête qui tourne. Chancelante, encore sous l’effet du sommeil, elle se dirigea à tâtons vers la salle de bain, essayant de ne pas réveiller toute la pension. Elle se mordit la langue pour ne pas gémir. L’adolescente trouva au bout de la cinquième fois la poignée en acier forgée, la tourna en un petit grincement, puis alluma l’interrupteur de la pièce. On entendit le grésillement des vieux néons émettre une pâle lumière blanche. Bien que petite, la salle de bain était équipée d’une douche, d’une glace, d’une étagère à cosmétique décorant un des murs. En train de se regarder dans le miroir, Judith tressaillit. D’une pâleur accablante, ses yeux verts gonflés, des mèches de ses cheveux châtain clair, plaqués contre son visage ne l’arrangeaient pas du tout. Sentant qu’elle ne pourrait pas rendormir, elle commença à se déshabiller en enlevant son pantalon, afin de se changer. En voyant deux cicatrices bien distinctes au niveau de la plante de ses deux pieds, dont elle n’avait fait attention, l’adolescente paniqua. Elle vérifia ses mains et constata deux marques similaires. Mais comment se fait-il que ses marques dont elle n’avait aucuns souvenirs et fait attention étaient là ? La petite fille dans la montagne… C’était elle ?

*

 

Judith était perdue… Tellement perdue qu’elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Pourquoi ne se souvenait elle pas de ses cicatrices ? Que signifiait le rêve qu’elle faisait  chaque soir? Beaucoup de questions tourmentaient ses pensées…

- Judith ! Attention !

- Quoi ?

La jeune fille releva la tête trop tard ; elle percuta violemment le vieux platane situé devant elle.

- Je t’avais prévenue ! Tu vas bien ? Tu ne t’es pas fait mal au moins ?

- Un peu mais ça va Gaëlle, répondit l’étourdie en touchant sa bosse sur son front.

Judith n’avait pas besoin de voir Gaëlle pour la reconnaître. Rien que la douceur de sa voix suffisait.

- Hé les meufs ! J’ai la dalle moi ! Vociféra Pauline, vêtue de l’uniforme des garçons.

Dans la pension Sainte-Marie, les filles ainsi que les garçons devaient porter leurs tenues officielles de l’établissement, tous les jours, sauf exceptions et pendant les vacances scolaires. Pour les filles, chemises à col haut, manches longues, par-dessus, un petit veston noir avec le blason de l’établissement, représentant un lézard aux ailes d’oiseau, sur fond rouge, cousue d’or. Une longue robe noire à dentelles, pour une tenue sobre avec de longues chaussettes blanches, imprimées des initiales de la pension ainsi de son écusson. Le tout, avec des chaussures de cuirs noires. Tandis que les garçons : pantalon noir avec chaussures et veston de même couleur, ainsi qu’une chemise a manche longues, puis une cravate à rayures grise. La tenue ainsi que la coiffure ne devaient pas être négligée sous peine de réprimandes.

- On ne devrait pas attendre les autres ? Demanda Gaëlle d’une voix douce et chaleureuse.

La jeune fille à la fois belle et élancée, avait un caractère calme et facile à vivre. Intelligente et sensible, elle savait trouver les mots appropriés pour apaiser le cœur de ses amies. De longs cheveux blonds, tel le fil d’or d’Ariane, ornaient son beau visage pur et délicat. Son sourire angélique respirant sa joie de vivre ainsi que la grandeur de son âme. Les yeux d’un bleu saphir, accentuaient ses expressions. On peut dire, au niveau caractériel, qu’elle est l’emblème de la sagesse comparée à l’impulsivité « primaire » de Pauline. De nature « garçon manqué », Pauline aime la confrontation et le contact physique. Franche, dominante, son fort caractère et son impulsivité lui fait quelque fois défaut. De taille moyenne, les cheveux mi-longs roux, presque toujours attachés et des tâches de rousseurs sur son nez en trompette. Le supplice de cette adolescente orgueilleuse est la tenue officielle des filles. C’est pour cela qu’elle avait demandée une requête spéciale afin de porter la tenue masculine. Ses maigres points faibles sont les robes, le maquillage etc… Bref, des « trucs d’filles » comme elle le dirait. Les yeux marron et la peau naturellement blafarde, sa démarche, son attitude et ses goûts vestimentaires donnent un vrai coup de massue à sa féminité.

- Bah ! De toute façon… Répondit elle en haussant les épaules. Elles doivent déjà y être à l’heure qu’il est. L’une c’est pour draguer et l’autre c’est pour pas arriver en r’tards aux cours.

Judith n’écoutait pas, toujours plongée dans ses pensées. Pourquoi n’avait-elle aucun souvenir d’elle étant petite. En tout cas, cela ne pouvait plus durer. Il fallait qu’elle en parle à Anna sa mère adoptive. Il fallait qu’elle se souvienne…

- Hey ! Judith ! Reste avec nous ! Coucou !

- Quoi ?

La jeune fille se prit les pieds dans les racines d’un arbre et se cogna une énième en tombant la tête la première. Pauline pouffa de rire en la pointant du doigt, tandis que Gaëlle, inquiète pour elle, l’aida à se relever.

- Hi ! Hi ! Hi ! T’es vraiment couillone ma fille ! Tu l’aime tant que ça cet arbre !

- Tais-toi un peu s’il te plaît… Qui y a-t-il Judith ? Tu as l’air bizarre aujourd’hui, tu sais tu peux tout me dire.

Judith voulait lui dire, lui dire, lui crier ce qui l’oppressait depuis longtemps, ses souvenirs d’enfances disparus, ce rêve étrange et incessant, cette petite fille lui rappelait quelqu’un…Et ce nom qu’elle avait dans la tête… Ce nom qui semblait si important à ses yeux …Ce nom faisait écho…Enaël

- Je… Je suis juste un peu fatiguée mais ne t’en fais pas pour moi.

Gaëlle avait vu juste ; elle se doutait que quelque chose n’allait pas.

- Tu es sure ? Insista son amie.

La jeune fille sourit timidement et hocha la tête.

- Merde Judith ! Tu saignes du nez ! Appelez les pompiers !!! Une ambulance !! LE SAMU VITE !!! Paniqua le garçon manqué.

- Calme toi, ce n’est rien je t’assure. Je vais juste aller à l’infirmerie, maintenant repose-moi s’il te plaît, je suis capable de marcher toute seule.

- Ha ! Scuse moi…

L’adolescente à la force herculéenne (mais avec un pois chiche à la place du cerveau) jeta Judith comme un vulgaire sac de pomme de terre.

Après un petit saut à l’infirmerie, Judith suivit de Gaëlle, la beauté ainsi que la sérénité incarnée et de Pauline la conner… (Oups! Pardon je me suis emportée!), la bêtise dans toute sa splendeur, se dirigèrent d’un pas pressé vers le bâtiment principal, afin de gagner les salles de cours. Doté d’une architecture subtile et sublime, mais à ce jour non datés par les experts, paraissant ancienne, la pension Sainte-Marie, une des plus prestigieuses au monde, est composée de plusieurs structures d’à peu prés six hectares. Le bâtiment principal composé de deux ailes, une aile fille et l’autre garçon, avait de chaque côtés de la grande bâtisse centrale, deux immenses tours à pendules dont les flèches étaient en parfaite synchronisation. En forme de « U » à l’envers, le grand bâtiment avait trois entrées dont une principale, ouverte, les jours de fêtes menant à de somptueuses salles de réceptions. Faits de pierres blanches et de tuiles noirs à l’ancienne, les bâtiments secondaires éparpillés sur un grand espace verdoyant, jouissait d’une assez grande et modeste allée centrale de graviers blanc, décorée de bouleaux aux feuilles démesurées.

- Plus vite! On va s’faire engueuler par le prof! Allez Judith, tu traînes!

- Tu crois que c’est facile avec mon dos en compote? Répondit l’adolescente en enlevant le coton qu’elle avait dans le nez.

- Roh! Pardon! J’l'ai pas fait… Exprès…

Pauline s’arrêta net en voyant deux filles courir vers elles.

- Oh! Non! Pas elles!

- Bien le bonjour à toutes, et salut à toi l’intruse! Déclara Alexia talonnée par Mina, rejoignant le groupe.

- Ne commencez pas à vous disputez dès le matin les filles, sermonna Gaëlle la sage.

Alexia s’excusa a contrecœur. Élue « la fille la plus populaire de la pension » ( sachant que Gaëlle était hors concours), l’adolescente aux long cheveux lisses d’un blond décoloré, portait toujours de hauts talons d’au moins cinq centimètre. Les yeux noirs, le teint orangé par le maquillage, elle et Pauline se détestaient cordialement. Complexée par sa petite taille, l’adolescente était sujette aux incessantes critiques et remarques incessantes de son ennemie. Ayant un fort caractère, elle se disputait souvent avec sa rivale, tournant régulièrement à l’émeute.

- Elle a-a-a raifon… Bégaya Mina, se grattant nerveusement les mains en fixant le sol.

Mina est une adolescente de nature très fragile physiquement et psychologiquement. Stressée en permanence, ayant une accumulation de nombreux tics, bredouillement, etc. Cette jeune fille est malheureusement la cible de nombreuses moqueries de la part de ses camarades de classe. Les yeux marrons, les cheveux courts châtains, la peau extrêmement pâle, un petit nez retroussé, de grosses lunettes à doublées à cause de ses yeux atrophiés, et de petites oreilles ne l’a rendait pas invisible. Malgré tous ses défauts, elle fût joyeusement acceptée par Judith et sa bande. Depuis elle nourrie un lien fort envers ses amies qui ne l’a laisse jamais tomber.

- Bon! Nous sommes toutes là! On peut y aller!

*

Les nuages si sombres, noircissant le ciel de leurs ténèbres, plongeaient Ilanda dans un jour mêlé à la nuit. L’épais manteau de brume humidifiée, laissait paraître une forme gigantesque avec deux immenses ailes déployées de la taille des voiles d’un bateau. La majestueuse silhouette,passant inaperçue dans le brouillard, volait gracieusement à grande vitesse comme possédée par le vent fort et glaciale qui l’entourait. En dessous d’elle, se trouvait les ruines d’un village abandonné il y a des années. La créature, dissimulée par les nuages, se mit à voler bas lorsqu’elle entendit de grosses détonations… Des lumières magiques de couleur rouge, jaune, blanche et bleu se dessinaient dans le fracas des explosions où l’imposant animal se dirigeait. Le paysage devînt au fur et à mesure visible, quand la créature se mit en rase-motte tout en zigzaguant afin d’éviter les obstacles. La où, autrefois se situait de grandes et belles forêts aux arbres centenaires, ne se trouvait plus que des troncs déracinés, des machines de guerres en bois et métal carbonisées ou détruites. La terre, à une époque fertile et sacrée, n’était plus que du sable fumant, recouvert de pluie de cendres, enterrant des cadavres de soldats ainsi que leurs armures rouillées. Le silence régnait dans cette contrée sinistrée, portant les stigmates de guerres et de morts. On entendait le souffle lent et fort du monstre ainsi que le battement de ses ailes. Les vapeurs nocives de souffre jaillissaient d’un paysage parsemé de cratères volcaniques, rendait l’air humide et irrespirable. La grande silhouette se reflétait dans les immenses crevasses d’eau bouillante, faisait perdre la tête à n’importe quel individu la buvant. On voyait dans le miroir aqueux, une énorme masse recouverte de plumes multicolores. La créature reprit de l’altitude et survola lentement un effrayant et vieux volcan en activité, entouré de centaines de statues de tailles différentes représentant des guerriers des temps anciens. Au bord du cratère où la chaleur devenait insupportable voir mortelle, étaient érigées cinq grandes statues de marbre noir d’une vingtaine de mètre. A l’intérieur du magma, là où coulait de la lave jaune orangée, se trouvait sur une large et épaisse croûte de lave sèche un ancien temple. La créature accéléra de plus en plus vite et les détonations se multipliaient en se rapprochant dangereusement. Le paysage défilait si rapidement que l’œil de la créature n’imprimait qu’un flot de couleurs mélangé. Le monstre traversa une épaisse fumée noire. Soudain, une explosion le surprit et le blessa gravement, lui faisant perdre l’usage de tout son côté droit. Sentant son esprit s’ôter de son corps, il arracha et écrasa son médaillon et en dispersa les morceaux. La pauvre bête, tomba violemment au sol au beau milieu d’un champ de bataille où les combats sanglants se déroulaient. Il vit un être d’une laideur indescriptible s’approcher, et, de sa hache, l’acheva en l’enfonçant dans sa poitrine. La créature hurla de douleur comme si des milliers de personnes était en lui, assombrissant le ciel, et s’éteignit à tout jamais.

*

Seth se réveilla en hurlant de douleur. Cela faisait déjà plusieurs nuits qu’il faisait le même cauchemar. Cette sensation de déjà vu se manifestait toujours à la fin du rêve. Plusieurs questions lui montait à la tête: Qui était cette créature? Pourquoi faisait-il ce rêve? Pourquoi lorsque la bête poussait son dernier cri, cela lui déchirait le cœur? Des questions sans réponses. L’adolescent se leva de son vieux lit aux couvertures tâchées et trouées, se dirigea vers un puits à l’extérieur pour se rafraîchir. Il portait toujours des vêtements et une casquette noire magique, dissimulant son visage pour se fondre dans la foule. Le jeune homme alluma des chandeliers, enleva son sweat-shirt noir, déboutonna à moitié sa chemise puis l’entrouvrit. Il poussa un long soupir, en découvrant que le bandage entourant son torse était maculé de sang. Il prit sa dague qui était à sa cuisse droite en l’enlevant de son étui et coupa net le pansement, dévoilant une entaille au niveau de sa poitrine. Seth respira à fond et nettoya la blessure avec de l’eau ainsi que des bandages propres. Toutes les nuits, sa cicatrice se remettait à saigner et le faisait souffrir. Comme si, quelqu’un le blessait chaque soirs. L’adolescent se revêtit et ouvrit les volets de sa chambre. Il regarda avec tristesse le paysage sinistré et défiguré. Plus aucune bâtisse ne tenait debout sauf celle que Seth s’était appropriée. Le bétail ainsi que les habitants de ce village dévasté avait fui. Le jeune homme était seul, comme toujours ce qui ne le dérangeait pas du tout. Il sortit de la demeure et grimpa sur le toit afin de regarder une dernière fois au calme le paysage aussi loin que ses yeux lui permettait. Il distinguait, au loin, les forêts défrichées à cause à cause des batailles, de la fumée ainsi que des animaux fuyant leurs terres pour survivre au massacre. Seth s’assit, toujours aussi silencieux, et prit une profonde inspiration. Au moment de souffler, il se transforma en un amas de feuille qu’une bourrasque emporta très loin…

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